Pédagogie



De février à avril 2016, j’ai mené un atelier de 10 séances auprès d’une classe de 4ème au collège Voltaire d’Asnières-sur-seine, dans le cadre du projet Mon journal du monde. La thématique de l’année étant « Repenser l’histoire », j’ai proposé aux élèves de travailler sur l’histoire des luttes sociales. Voici le journal qui est né de ces séances ensemble.
Merci à Alexane Perrin, professeur d’arts plastiques et Laura Samoilovich qui m’ont aidé à construire les séances, à toute l’équipe du Bal, à Mehdi Ahoudig et Anna Salzberg qui nous ont rejoint pour une séance-projection de leur film On ira à Neuilly inch’allah.











Dans la cadres du programme Les portes du temps j’ai conçu l’atelier « Jeu de l’oiseau migrateur »
au Musée de l’histoire de l’immigration à Paris.
Il s’agissait pour les participants de fabriquer un jeu de l’oie comme représentation du parcours d’un migrant avec ses arrêts, ses avancées, ses obstacles.









Voici quelques images du projet que j’ai mené avec une classe de 6ème de Saint-Denis dans le cadre du programme Micaco aux côtés du Festival d’Automne à Paris. Les élèves ont été invités à se questionner sur les notions de ressemblances et différences à l’occasion de différents ateliers mêlant dessin, observation et réflexion Ceci en lien avec la pièce Inventer de nouvelles erreurs de la compagnie Grand Magasin.

















Workshop bande-dessinée à l’ECV Lille
J’ai proposé aux étudiants de réaliser une bande-dessinée reliée en accordéon à partir d’un texte de chanson des années 30.







J’avais conçu cet atelier pour la Gaité Lyrique, il a voyagé ces derniers temps jusqu’au Festival Ciné-Junior, dans plusieurs médiathèques à Orly, Ormesson, La Courneuve et Champigny.
Quelques images

J’ai conçu et animé des ateliers pour MAP-MIE, un projet de cartographie collaborative qui permet aux jeunes mineurs isolés étrangers de mieux se repérer à leur arrivée en Ile de France.

La Main et le Globe, l’atelier que j’ai proposé, invite les jeunes migrants à penser leur parcours à travers l’outil de la cartographie sensible et du dessin.


D’abord en partant de leur ville d’origine et ses singularités : arbre, aliment, animal,  fleur, montagne maison, monument…

Puis à travers les pays traversés par chacun pour venir en France

Et enfin par la découverte du territoire de l’île de France à travers ses monuments et bâtiments.
Le projet a été initié par Bibliothèque Sans Frontières et soutenu par la Gaité Lyrique.

Et Patatras

Un atelier au Palais de Tokyo animé avec Maïda Chavak sur le thème de la chute.
Se ramasser, glisser sur une peau de banane, se casser la margoulette,
les quatre fers en l’air… Toujours très embarrassantes sur le moment,
nos grosses gamelles font rire ceux qui regardent.
Rétrospectivement on les confie de bon cœur.

Et patatras from gabriel Buret on Vimeo.

J’ai animé un nouveau workshop à l’ECV le mois dernier avec une quinzaine d’étudiants. Cette fois-ci le sujet que je leur proposait s’orientait sur la narration propre à la bande-dessinée tout en s’inspirant de procédés cinématographiques.

 » Vous devrez partir d’une photo existante parmi une sélection que je vous proposerai, pour inventer le scénario qui la précède. Ou comment en est-on arrivé à cette scène, jusqu’à ce point d’acmé dans l’intrigue. Vous nous raconterez l’histoire en roman-photo ou en bande-dessinée.

Votre récit devra être narré à la manière de l’un de ces cinéastes :
façon Frederico Fellini
façon Woody Allen
façon Jacques Tati
façon Alfred Hitchcock
façon Friedrich Wilhelm Murnau
façon Quentin Tarantino « 

 » Il s’agira d’endosser le rôle de scénariste afin d’inventer les péripéties qui ont conduit à cet instant précis de l’histoire. Vous devrez créer les événements en série, les catastrophes, les coïncidences heureuses et malheureuses, qui auront amené les protagonistes dans cette situation désobligeante ou favorable. Il nous faudra de l’action, de l’émotion, des sentiments. Faites-nous haleter, faites-nous rêver, donnez-nous du suspense, de la scène culte, du dialogue d’anthologie, des révélations, des baisers, des accidents. « 

La difficulté du sujet était sa multiplicité car il fallait travailler simultanément et en très peu de temps (5 jours) le scénario, le découpage, les dialogues, le style graphique, la présentation de l’objet final… tout cela en s’imprégnant du style du cinéaste choisi. Les projets des étudiants assidus ont évolué de façon assez remarquable, parfois étonnante et audacieuse dans les dialogues et l’invention des péripéties. Quelques extraits qui donnent une idée de la diversité des réalisations des étudiants.


J’ai été invité une seconde fois par l’ECV (École de Communication Visuelle ) à proposer un workshop de 4 jours aux 150 étudiants d’année préparatoire; cette fois-ci rejointe pour mener ces ateliers par les excellentissimes Fanny Laplane et Nathanaël Abeille.
Petit apercu des différents sujets et des propositions qui ont abouties.

1. Ma famille artistique / Arbre généalogique
Sélectionnez sept artistes de champs diversifiés qui vous inspirent, dont le travail vous touche particulièrement. Trouvez pour chacun d’entre eux deux adjectifs qui décrivent pourquoi vous aimez leur démarche ou leur sensibilité. Réalisez un poster composé de ces différentes influences. Chaque artiste devra être symbolisé par une forme abstraite placée dans l’arbre. Vous devrez également y figurer.

2. « L’art est un jeu, tant pis pour celui qui s’en fait un devoir ».
Visite de l’exposition du Museum of everything
Choisissez une seule des œuvres de cette exposition et faites en une reproduction. La technique de reproduction devra être différente de celle utilisée par l’artiste.
L’objet reproduit devra être accompagné de vos réponses à ces trois questions:
Qu’est-ce que je vois ?
Qu’est-ce que ça me fait ?
Qu’est-ce que j’en penses ?

3. Train Express Régional / Sortez de Paris !
Réunissez-vous par groupe de deux. Prenez un billet de train TER et allez tout au bout de la ligne. Prenez une photo de votre d’arrivée. Rapportez-en un trésor commun et un texte de chacun qui décrit le lieu où vous l’avez trouvé depuis le point de vue de l’objet, comme si vous parliez depuis les yeux de l’objet.

4. France miniature
Choisissez un bâtiment et reproduisez le bâtiment en miniature. Vous devez trouver l’endroit idéal pour implanter votre reproduction miniature. Vous laisserez ensuite votre objet sur place, et reviendrez plus tard sur les lieux pour documenter ce qu’est devenue pendant votre absence la maquette que vous aurez laissé.

5. Une semaine de collection
Élisez un objet de votre choix et faites-en collection pendant une semaine. Mettez-vous dans la peau d’un collectionneur obsessionnel. Cette collection pourra comporter différents supports : mots, photos, poèmes autour de l’objet, traces ou reproductions, fragments ou morceaux de l’objet.Finissez par inventer votre nom commun et inédit de collectionneur professionnel.

6. Ma rue en 5 minutes
Parcourez en 5 minutes la rue dans laquelle vous vivez.
Le parcours de votre rue en entier, du premier au dernier numéro, devra durer exactement 5 minutes. Ainsi la vitesse de votre traversée variera selon la grandeur de votre rue. Il vous faudra ensuite raconter votre expérience, ses difficultés, les différents essais, les surprises rencontrées, les paroles échangées avec les passants …

Ce workshop était une occasion pour les étudiants de se dégager de leurs habitudes de travail par de courtes expériences, et de s’inventer de nouvelles méthodes pour répondre aux sujets en tâchant de s’étonner.

Du 23 au 27 avril j’ai été invitée à mener un workshop à l’école parisienne l’ECV (École de Communication Visuelle) auprès d’une trentaine d’étudiants de classe préparatoire.

Voilà le sujet que j’ai proposé

Découper le sens // Illustration et édition
Réalisation d’un petit livret graphique et textuel.

La déclinaison d’une seule image imprimée en plusieurs exemplaires devra servir à l’illustration de tout un texte. Le texte et l’image seront à choisir parmi une sélection hétéroclite d’oeuvres anciennes et contemporaines. Il s’agira de créer un lien fort entre le texte et l’image.Ce lien pourra s’imaginer dans un rapport d’harmonie ou de conflit, être d’ordre narratif ou musical… Le cadrage, la gestion des « blancs » du papier, la forme des découpes, la répétition d’éléments, le choix de la typographie, tout devra faire sens et converger vers ce que vous voulez faire ressentir à la lecture de votre livret.

L’idée était donc de réapprendre à travailler avec un matériau limité en se concentrant sur sa faculté à imaginer.

Textes et images mis à disposition
Hourra !
Yasunari Kawabata, Récits de la paume de la main
À force de les voir, Boris Vian, Cantilènes en gelée
Première ébauche d’une main
, Francis Ponge, Pièces
À perte de vue, Alain Bashung et Jean Fauque
Lexique des échecs
, Ben Schott, Les miscellanées de Mr Schott

Le polder anversois, Abel Grimer
L’homme du large
, René Magritte
Carte postale
extraite de la collection de Martin Parr
La belle et le clochard
, film d’animation, Walt Disney
L’ami américain
, film, Wim Wenders

Quelques extraits des livres réalisés.

Léa Camilleri

Aurélie Mansion

Benjamin Saluppo

Flore Meier

Lucas Léglise

Voilà donc un aperçu de la diversité des combinaisons possibles entre les textes et les images, et des idées qu’elles ont suscité. Il y a eu beaucoup de belles propositions menées avec élan par une majorité d’étudiants. Les différents partis pris apportaient à l’ouvrage une dimension tantôt inquiétante ou espiègle, un mouvement raffiné ou bien grotesque. Les livres les plus réussis étant ceux qui liaient et soignaient avec la même finesse le fond et la forme, et dont les caractéristiques variaient manifestement d’un étudiant à l’autre: on pouvait y lire la fragilité, la minutie, l’impulsivité, la logique…

Alors je remercie les étudiants pour leur enthousiasme souriant et leur application, ils ont rendu le dialogue très agréable, et notre échange pertinent et constructif il me semble. Et un grand merci à Suzanne pour son invitation et son accueil formidable !

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