Carnet de croquis



Je suis très heureuse de vous présenter le voyage sonore et dessiné à travers le Mexique que j’ai réalisé avec Jimmy Boury. Paul Cravayat en a assuré le développement.
Vous n’avez plus qu’à vous laisser guider et voyager doucement au fil de la frise.
http://www.carnets-sonores.com/



Dobar dan ! Je reviens de Croatie comme tous les touristes du mois d’août qui ne sont pas allé en Tunisie. Mais moi j’ai voyagé au côté de l’espiègle Marie-Pierre M., qui redonnerait vie à une peau d’ours, grâce à l’un de ses clins d’œil mythique. Voici quelques extraits de notre odyssée.

Malheureusement vous ne verrez pas nos passages à travers des kilomètres de vignes pour aller se baigner, ni les figues vertes cueillies-mangées dans les arbres, ou les fonds marins transparents à tomber et pratiques quand il faut évaluer la menace des oursins. Vous ne verrez pas non plus le fond des lacs de Plitvice, dans lesquels les arbres deviennent des pierres et les poissons sont vivants mais immobiles.

Vous resterez aussi étrangers à nos baignades au monastère, devant les moines en maillot de bain qui lisent des prières en marchant sous le cagnard, et à l’histoire vrai du blind pilot qui n’a pas eu le cœur à bombarder l’île de Korcula, affirmant qu’il avait raté sa cible ébloui par le soleil… Alors désolée, mais on ne peut pas tout le temps dessiner, car il faut bien aussi prendre le temps de ne rien faire. A très bientôt.





De retour de cinq jours à Lisbonne au tempo du fado,
devant les monastères démesurés et les Azulejos, depuis
les miradouros qui surplombent la ville et le Tage, jusqu’aux pavés et leurs funiculaires qui montent et qui descendent.

Je mets en ligne quelques extraits de mon carnet de croquis, avec surtout une ballade parmi les collections du Museu Calouste Gulbenkian, un des plus beaux musées que j’ai visité à ce jour. On y découvre une splendide sélection d’objets de Perse, d’Égypte, d’Arménie… Des lampes de mosquées en verre émaillé et autres tapis somptueux, des vases chinois et des écritoires en laque japonaise.

Ce collectionneur arménien a privilégié des choix forts et sensibles qui éclairent un aspect du mode de vie de chaque peuple, plutôt que la profusion d’objets hétéroclites sensés donner toutes les clés d’une culture, comme cela se fait habituellement dans les grands musées nationaux. Ainsi l’art gréco-romain sera représenté par cinq ou six jarres de différentes formes, tailles et utilités, et une vingtaine de pièces de monnaie en or frappé. C’est suffisant, on prend le temps de regarder les détails, de plonger dans le temps. La subtile mise en espace des pièces et la véritable mise en page de chaque vitrine est d’une rare harmonie. Tout cela modifie considérablement la façon de visiter un musée, qui devient plus proche d’une sorte de rêverie magnétique que d’une consommation culturelle effrénée. Si vous allez à Lisbonne, vous devez absolument y faire un tour.

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